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______ I Like

• An Author I Like

Dans cette rubrique, nous partagerons des articles sur les auteurs, qui étaient à l'honneur de notre programme. 
> By Cyrielle Garson.
Oscar Wilde

En 1891, au moment où Oscar Wilde était au sommet de sa carrière d’écrivain, il se mit à la recherche de quelque chose d’encore plus fort. Comme il le dira bien des années plus tard : “Tired of being on the heights, I deliberately went to the depths in the search of new sensation” (Fatigué d’être au sommet, je me suis délibérément laissé aller dans la décadence à la recherche de nouvelles sensations). 
Les nombreux excès de Wilde qui suivront cette décision le mèneront à la Haute Cour criminelle d’Old Bailey à Londres, qui deviendra alors le théâtre de trois grands procès qui ont marqué l’histoire. Curieusement, lors du premier procès en 1895, l’avocat Edward Carson interroge Wilde sur Le Portrait de Dorian Gray. Wilde, dans l’obligation de devoir justifier son œuvre contre les accusations d’immoralité et d’homosexualité, prononce alors les mots suivants : “There is no such thing as an immoral work. Books are well-written, or badly written” (Un livre moral ou immoral, cela n’existe pas. Les livres sont bien ou mal écrits. C’est tout.)

The orignal programme for the Printemps Anglophone included presentations of Oscar Wilde’s “Portrait of Dorian Gray” in both English and French at the Chêne Noir ; and extraits of A Woman of No importance” and “The Importance of being Earnest” in the play “Love is strange” at the Chapeau Rouge.

Le Portrait de Dorian Gray” d’Oscar Wilde et des extraits de ses pièces “Une femme sans importance” et “L’Importance d’être Constant” étaient programmés respectivement au Théâtre du Chêne Noir et Théâtre au Chapeau Rouge. 
Toni Morrison

Toni Morrison, qui nous a malheureusement quitté l’été dernier, est l’auteur que nous avions envie de mettre à l’honneur lors de la session de l’English Book Club du mois de mai à la Bibliothèque Universitaire d’Avignon Université.

Si la séance est effectivement reportée à l’automne, nous souhaitions partager aujourd’hui avec vous quelques mots sur cette grande dame de la littérature américaine à l’heure où, comme le dit si bien Kimberlé Williams Crenshaw (l’avocate américaine qui a inventé le concept d’ « intersectionnalité »), les inégalités raciales n’ont pas diminué avec la crise du Coronavirus, mais ont été au contraire mises en lumière « [w]hen blackness is a preexisting condition » (quand le fait d’être noir constitue un facteur de risque).

Écrivain primé à plusieurs reprises au cours de sa carrière avec notamment le Prix Nobel de Littérature en 1993, Morrison puise dans le corpus littéraire américain (Stowe, Twain, Faulkner, Hurston, Wright et Ellison) pour composer sa propre œuvre américaine, qui a d’ailleurs aujourd’hui le statut de « classique ». Sa perspective de femme noire lui permet de concevoir autrement les thèmes privilégiés de la littérature américaine : la relation avec le passé, la croyance en la mobilité, une certaine façon d’appréhender l’innocence, la quête de la liberté et enfin le culte de l’individualité. Dans Beloved (1988), Morrison – tout comme Faulkner avant elle – revient sur le chapitre troublant de la guerre de Sécession (1851-1865), mais cette fois-ci du côté des esclaves et de leurs descendants, ces « Sixty Million and more », les oubliés, à qui elle dédie son roman. Personne avant elle n’avait pu décrire avec autant de justesse et de force celles et ceux que vivent avec l’esclavage comme héritage et qui font l’expérience, comme les personnages de ce roman, de ce que le poète Arthur Rimbaud appelle dans un autre contexte « le dérèglement de tous les sens ».

• Music I Like

En partenariat avec six librairies indépendantes avignonnaises, cette rubrique vous proposera des articles sur des œuvres de littérature anglophone.
Merci à nos librairies partenaires : Comic BookLa Comédie HumaineLa Mémoire du MondeLa Crognote Rieuse L'Eau Vive et Camili Books and Tea
At-Swim-Two-Birds – Flann O’Brien

By Jordane Lonardi.

Qui dit Irlande dit grands espaces verts pleins d’histoire et de contes, vous pouvez y plonger grâce à Flann O’Brien et à son rom At-Swim-Two-Birds, qu’il publia en 1939 mais reste très actuel. Il met en scène un jeune étudiant en littérature, désireux de devenir auteur, et sa vie quotidienne, ses sorties au pub entre amis et ses relations quelques peu problématiques avec son oncle. Mais ce n’est pas la seule histoire que le lecteur lira, loin de là. On entre peu à peu dans l’univers du jeune écrivain, dans ses récits, dans ses conversations entreprises avec ses propres personnages, dans les mythes qui ont bercé sa jeunesse, et qui commencent à nous appartenir à nous aussi, lecteurs. Ce livre est un partage, il offre une culture et ses héros, allant de Finn Mac Cool, un guerrier venu tout droit du cycle légendaire des Fenian, à la Bonne Fée, le personnage féminin si cher à la magie irlandaise. Ces personnages se rencontrent, se mêlent et nous font découvrir les lieux des anciens et leurs temps passés. Il n’empêche que cette oeuvre de “métafiction” est un voyage difficile à entreprendre et à mener à terme, tant dans l’abondance des références que dans la manière de les articuler. En effet, une des particularités du livre est le mélange de l’anglais et du gaélique irlandais : principalement dans la langue de Wilde, le roman nous confronte tout de même à bon nombre de mots étrangers qu’on doit accepter d’embrasser pour continuer notre lecture. N’ayez pas peur de cette richesse, et laissez-vous guider par les réflexions de l’auteur sur l’écriture, l’histoire et la beauté de la rencontre entre un présent rêvé et un passé féérique.


We cannot think about Ireland without thinking about its huge and green places full of history and tales. You could dive into this world, daring to read At-Swim-Two-Birds, a novel published by Flann O’Brien in 1939, but still very modern. It tells the story of a young student of literature and his will to become a writer, surrounded by friends in pubs and a bad-tempered uncle, though it is not the only story the reader will be told. We can slip into the young man’s universe, into his story-tellings and into the conversations he is having with his own characters, we get into the myths that soothed him as a child that we, as readers, begin to make our own as well. This novel is an act of sharing, it offers a culture and its heroes, from Finn Mac Cool the warrior of the Fenian cycle, to the Good Fairy, the emblematic magical character cherished by Irish culture. These characters meet and get us to discover the ancient places and the old times. Nevertheless this novel of “metafiction” is still a hard journey to begin and to complete, rich in references and in its manner to narrate them: one of the particularities of this book is to be written in English and in Irish Gaelic (Gaeilge). While most of the novel is in the language of Wilde, it gives us some unknown words we have to embrace to get along with the reading. Do not be afraid of the richness it gives and let your mind slide through the author’s thinking about writing, about history and about the beauty of the meeting between a dreamy present and a magical past.

The Name of the Wind – Patrick Rothfuss

By Laurie Regaud.

« A word is nothing but a painting of a fire. A name is the fire itself »

Patrick Rothfuss shook the fantasy genre with his literary masterpiece, The Name of The Wind. Published in 2007, it tells the story of a boy who possesses magic, a lute and his wits, and how he finds his way in a world with even more magic and wits. The lute might be the only thing that makes him stand out. 

I admit –put this way, it does not have much depth, and yet The Name of The Wind was an immediate, international success. The author, Patrick Rothfuss, is an American writer who did what many dream of but only few manage to achieve: see your first novel rise to become a bestseller. One can wonder: what is Rothfuss’ secret? How did he manage to make a difference in an industry riddled with fantasy novels? 

One element of answer can be found in an interview he did for Wired Book Club in 2016: “I wanted this story to be something a little new and a little different. But at the same time, I wanted it to be familiar and warm and exciting in nostalgic ways”. 

The second element of answer can be found in the story itself: its poetic flow will wrap itself around you and make you travel through the singular and magical adventures of Kvothe, the main character. They are told from the perspective of Kote (his older self) and begin when he is only twelve. There is an autobiographical feeling to his extraordinary tale, accompanied by a humorous tone, which creates an intimate link with the reader. That being said, the story is vast and one can hardly do it justice with a simple summary –that is why I’ll leave it to you to discover The Name of The Wind, a must-read for fantasy lovers. 


« Un mot n’est rien d’autre que la peinture d’un feu. Un nom, c’est le feu lui-même »

Patrick Rothfuss a fait trembler le monde de la fantasy avec son chef-d’œuvre littéraire, Le nom du vent. Publié en 2007, c’est l’histoire d’un garçon qui possède de la magie, un luth et une grande intelligence, et de comment il trouve sa voie dans un monde doté d’encore plus de magie et d’intelligence. Son luth est probablement la seule chose qui le fait sortir du lot. 

Je le reconnais –dit comme ça, ça manque de relief. Pourtant, Le nom du vent a connu un succès immédiat et international. L’auteur, Patrick Rothfuss, est un écrivain américain qui a accompli ce dont beaucoup rêvent mais que peu parviennent à réaliser : voir son premier roman devenir un bestseller. La question se pose : quel est le secret de Rothfuss ? Comment est-il parvenu à se démarquer au sein d’une industrie truffée de romans fantastiques ? 

On peut trouver un début de réponse dans une interview qu’il a fait pour Wired Book Club en 2016 : « Je voulais que cette histoire soit quelque chose d’un peu nouveau et d’un peu différent. Mais à la fois, je voulais qu’elle soit familière et chaleureuse et passionnante dans un style nostalgique ». 

On trouve un autre élément de réponse dans l’histoire elle-même : son flot poétique s’enroulera autour de vous et vous fera voyager à travers les aventures magiques et singulières de Kvothe, le personnage principal. Elles sont racontées du point de vue de Kote (son lui futur) et commencent alors qu’il n’a que douze ans. Il y a un côté autobiographique à son récit extraordinaire, accompagné d’un ton humoristique, qui ne manque pas de créer un lien intime avec le lecteur. Ceci étant dit, l’histoire est vaste et on peut difficilement lui rendre justice avec un simple résumé. C’est pourquoi je vous laisse le plaisir de découvrir Le nom du vent par vous-même, un incontournable pour les amoureux de fantasy. 

The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society

Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates Mary Ann Shaffer & Annie Barrows (2008)

« Peut-être que les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu’à leur lecteur idéal. Comme il serait délicieux que ce soit le cas »

Janvier 1946, Juliet Ashton, jeune écrivaine, reçoit une lettre d’un certain Dawsey en provenance de l’île de Guernesey, au large de l’Angleterre. Dans cette période d’après-guerre, cette lettre marque le début d’une grande correspondance mais également d’une belle amitié. De lettre en lettre, Juliet apprend à découvrir cette île coupée du monde et son club de lecture au nom si étrange : Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Puis vient le moment où, à son tour, Juliet se rend sur cette île si particulière pour entreprendre un voyage qui pourrait bien changer sa vie. Les lettres se suivent sur une année et s’harmonisent à la perfection pour un résultat cohérent, d’une justesse et d’une délicatesse sans pareil. En recevant cette première lettre de Guernesey, Juliet ne s’attendait pas à y trouver une famille.

Ce roman épistolaire nous plonge dans l’intimité d’une communauté bibliophile qui, par tous les moyens, ont résisté à l’Occupation allemande. Au fil de cette correspondance, nous découvrons, en même temps que Juliet Ashton, les membres de ce club si particulier qui partagent leurs expérience insulaires de la guerre, et qui, au fil du temps, ont su trouver dans la lecture du réconfort. Sur fond historique, Mary Ann Shaffer et Annie Barrows nous livrent une véritable pépite pleine d’humour et d’émotions, un concentré d’humanité.


The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society – Mary Ann Shaffer & Annie Barrows (2008)

« Perhaps there is some secret sort of homing instinct in books that brings them to their perfect readers. How delightful if that were true. »

January 1946, writer Juliet Ashton receives a letter from a certain Dawsey, from the English Channel island of Guernsey. In this after-war period, this letter marks the beginning of a great correspondance but also, a special friendship. Letter after letter, Juliet learns to discover this island and its book club: The Guernsey Literary and Potato Peel Pie Society. Finally, comes the moment when Juliet herself goes to this particular island to start a journey that will change her life.  Letters are sent over a year and they are perfectly harmonised, resulting in a coherent whole of unparalleled accuracy and delicacy. When receiving that first letter, Juliet was not expecting finding a family in Guernesey. 

This epistolary novel plunges us in the intimacy of a bibliophile community that, by every means, resisted the German Occupation. As letters go by, we are discovering, at the same time as Juliet Ashton, members of this book club who share their own war experiences and who knew how to find comfort in books. Thanks to a historical background, Mary Ann Shaffer and Annie Barrows provide us a real gem full of humour and emotions, a masterpiece of pure humanity.

The League of Extraordinary Gentlemen

Est-ce que les noms du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde, du Capitaine Nemo, ou de James Moriarty vous sont familiers ? Est-ce que vous êtes friands de comics et/ou de romans graphiques ? Si la réponse est oui dans les deux cas, vous connaissez sans doute déjà le travail incroyable que représente La Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Et pour tous ceux qui ne connaissaient pas, voici tout ce que vous aurez besoin de savoir avant de plonger dans cet univers.

Née de l’imagination de deux artistes britanniques, Alan Moore et Kevin O’Neil, qui sont respectivement un auteur auquel nous devons des histoires incroyables telles que V pour Vendetta, ou Batman : The Killing Joke et un dessinateur reconnu pour sa patte unique, qui a donné vie à certaines histoires de Green Lantern et d’autres de 2000 AD, la série de romans graphiques qu’est La Ligue des Gentlemen Extraordinaires s’amuse à explorer un passé sombre, ancré dans l’Angleterre Victorienne, où le besoin se fait ressentir chez le gouvernement de composer une équipe (aussi dysfonctionnelle soit-elle) d’êtres extraordinaires, prêts à tout pour sauver leur patrie. Ainsi, le lecteur se plaira à retrouver des figures qu’il connaît, Mycroft Holmes et autres Wilhelmina Harker par exemple, dans des aventures durant lesquelles se joueront parfois le sort de l’Angleterre, et parfois celui du monde entier. Si j’ai choisi de vous parler de cette série de romans graphiques aujourd’hui, c’est tout simplement car c’est une lecture qui déborde d’énergie, qui est parfois insolente, parfois émouvante, et qui, pour quiconque apprécie les personnages susdits, permet d’approfondir un peu leur histoire, de prolonger la lecture de leurs vies en quelque sorte, de voir où leurs existences les ont menés après que leurs propres livres se soient fermés.


Do the names of Dr. Jekyll and Mr. Hyde, Captain Nemo or James Moriarty ring a bell? Do you like comic books and/or graphic novels? If you answered yes to these two questions, then you probably already know the incredible piece of work that The League of Extraordinary Gentlemen is. And for those of you who don’t know about it, I’ll bring you up to speed.

Here’s what you need to know before diving head first into it. Born from the imagination of two Englishmen, Alan Moore and Kevin O’Neil, that are respectively the author to whom we owe the creation of V for Vendetta or Batman: The Killing Joke and an artist who brought life to some stories of Green Lantern and others for 2000 AD, the series of graphic novels known as The League of Extraordinary Gentlemen is all about exploring a dark past, rooted in Victorian England, in which the British Intelligence has felt the need to create a team (albeit dysfunctional) made-up of extraordinary beings, that will go to great lengths to save their country. And so, the readers will enjoy rediscovering characters they know, Mycroft Holmes or Wilhelmina Harker for example, in new adventures, from which will dangle sometimes the fate of England, and sometimes that of the world. If I chose to write about The League of Extraordinary Gentlemen today, it is because it’s a very fun read, sometimes insolent, and sometimes quite moving, and that, for anyone who has a liking for these classical characters, will further their stories for a bit, prolong their lives in some way. It allows the reader to witness where their lives have taken them long after the last pages of their own books were turned.

A History of Comic books

L’histoire des Comics – Partie 1 : L’âge d’Or

L’âge d’Or des comics, l’âge d’or des super-héros. Contrairement à ce que l’expression « l’âge d’or » veut dire de nos jours, à savoir « le moment où quelque chose est à son apogée », l’âge d’or des comics réfère aux débuts des comic books, au milieu du 20ème siècle. A l’époque, les histoires et les dessins n’étaient pas meilleurs que ce que l’on peut lire de nos jours, mais tout était plus simple. Les gentils étaient très gentils, les méchants étaient très méchants, il n’y avait pas de gris, seulement du noir et du blanc. Cette vision très manichéenne de la société provient du contexte historique de l’époque, la Seconde Guerre Mondiale. En effet, les historiens et experts en comic books marquent le début de l’âge d’or avec l’arrivée de Superman dans les pages d’Action Comics n°1 en Juin 1938, considéré à ce jour comme le premier super-héros et qui reste, de nos jours, la figure super-héroïque la plus reconnaissable à travers le monde. 1938, c’est surtout l’apogée de l’isolationnisme des Etats-Unis et c’est un an seulement avant la Seconde Guerre Mondiale. Le peuple Américain a alors désespérément besoin de figures invincibles qui se battent pour défendre leurs valeurs face à l’ennemi, Hitler et l’Allemagne nazie. Ainsi, après Superman chez Detective Comics, on retrouvera Batman & Robin, Wonder Woman et pour ce qui est de Timely Comics (devenu Atlas Comics avant de devenir Marvel Comics) nous trouverons Namor le Prince des Mers, la Torche Humaine, et, le personnage patriote par excellence, Captain America, qui, sur la couverture de son tout premier numéro, paru en Mars 1941, frappe directement Hitler au visage. Captain America est l’illustration type de l’Américain qui aide à l’effort de guerre et qui inspire le peuple à faire de même. Ainsi l’âge d’or des comics, qui s’étendra jusqu’en 1956 sera marqué par la naissance d’une ribambelle de super-héros aux couleurs bigarrées qui viennent répondre à un besoin de voir le bien triompher du mal. Cela ouvrira aussi la porte à bien d’autres types de comics tels que des Western, des histoires d’horreurs, très éloignés du thème super- héroïque. Ainsi les super-héros ont ouvert la voie à tout un genre puisqu’il lui aura permis de prospérer à cette époque.


A History of comic books – Part 1: The Golden Age

The Golden Age of Comics, the golden age of superheroes. The term “Golden Age”, as opposed to what it means nowadays, that is to say “the best era for something”, refers to the beginning of comic books, the mid-20th century. Back then, the stories and art were not better than what we can read nowadays, but everything was simpler. The good guys were really good and the bad guys were really bad, there was no gray area, only black and white. This Manichean view of society comes from the historical context of the time, World War II. In fact, for most comic book historians, the beginning of the Golden Age of Comics dates back to the first appearance of Superman in Action Comics N°1 in June 1938, a character who is still considered to this day as the very first and most recognizable superhero across the globe. 1938 also represents the peak of American isolationism and is only months away from the beginning of World War II. The American people, at this time, desperately needs invincible beings that fight to defend their values against the enemy, Hitler and Nazi Germany. That is why, after Detective Comics’ Superman, readers would then discover Batman & Robin, Wonder Woman and, in the pages of Timely Comics (that would then become Atlas Comics which will in turn become Marvel Comics) they will discover Namor the Sub-Mariner, the Human Torch and, the patriotic character par excellence, Captain America, who, on his first cover, dated from March 1941, actually punches Hitler directly in the face. Captain America is the embodiment of the typical American citizen who helps with the war effort and who inspires others to do the same. And so, the Golden Age of Comics, that spanned almost two decades, from 1938 to 1956, will be characterized by the birth of a plethora of colorful superheroes that appeared to answer the need of the people to see good triumph over evil. It will also open the gateway to a lot of other types of comics, such as the Westerns or Horror comics that are very far away from the superhero theme. And that is how superheroes paved the way to a whole genre, since it enabled it to flourish during these years.

Pages and Co : Tilly and the Bookwanderers

“Legere est Peregrinari”

Se plonger dans un livre n’aura jamais aussi réel.
Premier tome d’une trilogie, ​Tilly and the Bookwanderers saura ravir petits et grands. Ce roman jeunesse suit Mathilda ‘Tilly’ Pages, 11 ans et élevée par ses grands-parents libraires après la disparition de sa mère. Chez les Pages, rien de plus sacré que la lecture et l’évasion qu’elle procure. Jusqu’au jour où, entre deux rayons de la librairie familiale, Tilly se retrouve nez-à-nez avec ses personnages préférés : Alice, d’​Alice au Pays des Merveilles et Anne Shirley, d’​Anne…la maison aux pignons verts.​ Capable de discuter avec ces êtres fictifs, mais aussi de voyager dans leurs livres, la fillette et son ami Oscar vont plonger dans un monde d’encre et de papier, prêts à tout pour résoudre le mystère entourant la disparition de sa mère.

Publié en 2018, le premier volume de ​Pages and Co ​est une véritable découverte pour les amoureux des livres. Anna James écrit avec brio ses personnages, attachants et haut-en-couleurs, pour le bonheur de tous les lecteurs, quel que soit leur âge. En revisitant certains classiques de la littérature dans son oeuvre, l’écrivaine a su écrire une aventure intemporelle qui satisfera tout les mordus de lecture.

Pour les plus jeunes, ce livre les fera voyager dans le monde magique des livres, tandis que pour les plus grands, il les invitera à retourner en enfance le temps d’une lecture.


“Legere est Peregrinari”

To be immersed in a book will never be so real.
First book of a trilogy, ​Tilly and the Bookwanderers w​ ill delight children as well as grown-ups. This children’s novel follows Mathilda ‘Tilly’ Pages, 11 years old and raised by her grandparents, bookshop owners, after the mysterious disappearance of her mother. For the Pages, nothing is more sacred than reading and the feeling it procures. Then comes the day when, between two sections of the bookshop, Tilly meets face to face with her two favorite characters: Alice from ​Alice in Wonderland and Anne (with an ‘e’) from ​Anne of the Green Gables​. Able to talk to them, but also to travel through their novels, the little girl and her friend Oscar are about to dive into a world made of ink and paper, ready to solve the mystery of her mother’s disappearance.

Published in 2018, the first volume of the ​Pages and Co trilogy is a real discovery for booklovers. Anna James portrays with brio these endearing and colourful characters, for the pleasure of every reader, no matter the age. By revisiting some literary classics, the writer succeeds at giving a timeless adventure that will satisfy our expectations.

For the youngest, Tilly’s adventures will make them wander into the magic world of books, while for the oldest, it will brought them back to childhood for a few hours.

The Handmaid’s Tale

La Servante Ecarlate, écrit par Margaret Atwood, une écrivaine Canadienne, publié en 1985, est un livre éloquent qui lui a permis de devenir une auteure reconnue du 20ème siècle. L’histoire se déroule à Gilead, une théocratie dystopique, répressive, à vous glacer le sang, que les Etats Unis sont devenus. L’histoire est racontée par Defred (June Osborne, par le passé), personnage central de l’histoire, qui parle de sa vie quotidienne, des souvenirs de sa vie avant la révolution qui a mené à la mise en place de Gilead ainsi que de sa formation pour devenir une « Servante ».

Une grande partie des œuvres de Margaret Atwood est considérée comme étant féministe du fait que la plupart de ses personnages sont des femmes modernes, vivant en milieu urbain, dont la position professionnelle et sociale est affirmée, qui se battent pour survivre et pour rester elles-mêmes dans des sociétés dominées par les hommes. Mais son message va bien au-delà du féminisme comme on peut le voir dans La Servante Ecarlate dont le sujet principal traite avant tout des dangers du totalitarisme.

La Servante Ecarlate montre que la religion peut être utilisée comme excuse pour limiter les droits des femmes, ce qui est encore le cas, en politique, de nos jours. Ce que j’ai aimé dans ce livre est le fait que, bien que l’histoire date des années 1980, elle donne le sentiment d’être actuelle. Le 21ème siècle reste une époque durant laquelle des hommes politiques aux idéaux misogynes, vieux jeu et machistes, dominent le monde politique, un scénario qui donne le sentiment qu’il pourrait mener à l’effrayante réalité dépeinte dans La Servante Ecarlate. Je vous conseille vivement la lecture de ce livre, très facile à lire, qui permet de prendre conscience des dérives et dangers d’une société excessive.


The Handmaid’s Tale, written by Canadian author Margaret Atwood, published in 1985, is a powerful book that allowed her to become a prominent author of the 20th century. The story is set in a dystopian, repressive and chilling theocracy called the Republic of Gilead in place of what used to be the United States. The story is told by the protagonist, Offred (June Osborne in the past), who recounts her daily experiences, intercut with memories of her life before the revolution and during her training to become a “Handmaid.”.

Most of Margaret Atwood’s work is seen as feminist since her main characters are often modern, urban women with a strong social and professional identity, who fight for survival, to stay their true selves in societies in which men are dominant. But her message goes far beyond feminism as we can see in The Handmaid’s Talewhich is, more than anything else, about the dangers of totalitarianism.

The Handmaid’s Tale tries to show how religion can be used as an excuse to reduce women’s rights, a political tendency which still happens nowadays. This is what I loved about the Handmaid’s Tale; it was written in the 1980s yet it feels like it could have been written in the 21st century, at a time when politics are dominated by men with misogynistic, old-fashioned and patriarchal ideals, which seems like the kind of scenario that could lead to a reality close to that of The Handmaid’s Tale. I thoroughly recommend this easy-to-read book as it raises awareness on the abuses and dangers of an excessive society.

• Music I Like

The Beatles

La toute première édition de Music I Like, la rubrique où je te parle groupes, artistes et musiques qui nous tiennent à cœur, parce que la musique est une partie intégrante de nos vies, et elle est de plus en plus importante. Et quoi de mieux pour commencer cette série de « bl-articles », le mélange de blog et d’article, que les Beatles.
Ah, les Beatles, ce groupe dont on a tous entendu parler des millions de fois, et dont on connait les musiques par cœur, ces quatre garçons que sont John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr. Mais pourquoi parler des Beatles ? Et bien parce qu’ils représentent le point de départ de notre musique moderne, et je ne peux parler de musique sans mentionner les bases.
Pour dire vrai, je ne suis même pas un fan absolu des Beatles, mais il y a certains morceaux que l’on ne peut simplement pas ne pas aimer, comme « Hey Jude ». C’est ce genre de chanson que tu fais écouter à quelqu’un a qui tu veux faire découvrir les Beatles, le « na na na na na » est tout simplement inoubliable. « Take a sad song and make it better » (« prends une chanson triste et rends la meilleure ») c’est l’ADN de cette chanson.
Un autre de mes classiques favoris c’est « Yellow Submarine », une chanson qui transpire les années 60 (et le LSD, période oblige), et je te mets au défi de trouver quelqu’un qui ne l’aime pas, en plus elle a été écrite pour Ringo, donc elle ne peut être que géniale.
Mais ma chanson préférée, c’est « Here Comes the Sun », oui, ce n’est pas la musique la moins connue de leurs albums, au contraire, mais c’est ça qui est bien avec la musique, c’est ton univers musical, et tu es libre d’aimer ce qu’il te chante. Pour moi « Here Comes the Sun » c’est une musique fantastique et des paroles qui te parlent ? Ça devrait même être l’hymne officiel de la sortie du confinement, marquant le retour du soleil dans nos vies. Ca fait partie des musiques qui te marquent, et c’est pour ça que c’est une Music I Like.


The first ever edition of Music I Like, the place where we talk about groups, artists and music that mean something to us, because music is an ever-growing part of our lives. And what better start to this series of “bl-articles”, the subtle mix of blog and article, than The Beatles.
Ah yes, The Beatles, that group that you’ve heard about a million times, and know all the songs, the four British Chaps that are John Lennon, Paul McCartney, George Harrison, and Ringo Starr. Why talk about it? Because it represents the very starting point of our modern music, and I simply cannot talk about music if I don’t talk about the basics. The fact is, I’m not that much of a Beatle fan myself, but there are some tunes that you simply cannot not like, like “Hey Jude”. It is the kind of song you make people listen to for the first time when you want them to discover the band, the “na na na na na” that is simply unforgettable. “Take a sad song and make it better” is the vibe of this song.
Another of my personal favorite is “Yellow Submarine”, it has such a 60s vibe (and an LSD vibe) to it it’s almost impossible not to like, I mean it was written for Ringo, so it’s going to be great.
My absolute favorite would be “Here Comes the Sun ”, yes, it’s not the most “niche” song, it’s widely known, but this is what’s great about music, it is your musical world, and you’re free to like whatever you want to like. To me “Here Comes the Sun” is fantastic, the music itself is very good, the lyrics are great too. In fact, this is the song that radio stations around the world should play for the end of the quarantine. It’s just one of these songs that speak to you, and this is why it is a Music I Like. 

Supertramp

Keyboard, drums, bass, incredible singers and 70s-80s rock. Oh yeah, we’re talking Supertramp in this edition of “Music I Like”. A band created in 1969 with the association of two geniuses: Rick Davies (keyboardist) and Roger Hodgson (bass and singer), Supertramp has grown through the years into one hell of a drug for good music enthusiasts. And saying it’s a drug is not really far from the truth to me, as I listen to their music pretty much every day, so yeah I guess I’m a bit biased, but if you’ve never heard of them, do your ears a favor, and go listen to some of their tunes, because there’s hardly a song in Supertramp’s prime time that I would dare to even dislike slightly.
Of course, when you talk Supertramp, you talk mainly about the two masterpieces that “Crime Of the Century” and “Breakfast in America” are. Honestly, I could cite them all, “Bloody Well Right”, “The Logical Song”, “Goodbye Stranger”, “Take the Long Way Home”, “Cannonball”, “Brother Where You Bound”, “Better Days”, “Give A Little Bit” (and yes, three of these are from the album “Brother Where You Bound”, I know).
But if I had to choose, I’d recommend you to listen to “Child Of Vision” or “Dreamer” to really grasp the “Supertramp” concept. Even their early works in “Crisis? What Crisis?” like “Another Man’s Woman” are good. And I know, you’ve been reading someone who’s told you that he was actually biased, why should you listen to him? And you’d be right, don’t listen to him, instead go listen to Supertramp, if you like rock / soft rock then you’ll love Supertramp. I could talk about how the group sadly disbanded, but I don’t want Supertramp to end for me. And in fact, I’m not even gonna finish this bl-article, I’m gonna go listen to not “Music I Like” but in fact “Music I love”. 


Clavier, batterie, basse, chanteurs incroyables et rock des années 70-80 ? Oh yeah, on parle Supertramp dans cette édition de « Music I Like ». Groupe créé en 1969 avec l’association de deux génies : Rick Davies (au clavier) et Roger Hodgson (à la basse et au chant), Supertramp a su se transformer au cours de son existence en véritable drogue pour les amoureux des notes. Et dire que c’est une drogue c’est plutôt correct en ce qui me concerne, vu qu’il ne se passe pas une journée sans qu’ils égaient ma playlist. Donc oui je suppose que je ne suis pas neutre, mais t’as jamais écouté de Supertramp, offre ce plaisir simple a tes oreilles et vas écouter une musique de Supertramp, parce que t’en trouveras pas une de l’âge d’or de Supertramp qui soit mauvaise. Donc bon, quand on parle Supertramp, les gens pensent surtout à deux albums : « Crime Of The Century » et « Breakfast In America ». Honnêtement, je pense que je peux toutes les citer, « Bloddy Well Right », « The Logical Song », « Goodbye Stranger », « Breakfast In America », « Take The Long Way Home », « Cannonball », « Brother Where You Bound », « Better Days », « Give A Little Bit » (oui je sais, il y en à trois qui proviennent de l’album « Brother Where You Bound », mais elles méritent d’être incluses). Mais si je devais vraiment en recommander deux je te dirais d’écouter « Child Of Vision » ou « Dreamer » pour que tu comprennes un peu mieux la planète Supertramp. Même leurs premiers albums ne sont pas mals, comme « Crisis ? What Crisis ? » avec la chanson « Another Man’s Woman » qui est vraiment intéressante, on y trouve les racines du groupe. Et je sais, si t’en es là c’est que t’as lu quelqu’un qui t’as lui-même dit qu’il n’était pas neutre, alors pourquoi devrais-tu l’écouter ? Et je vais te dire, t’as raison, ne l’écoute pas lui et va écouter du Supertramp, si t’aimes le rock / soft rock tu vas adorer Supertramp. Je pourrais parler de la dissolution du groupe et des disputes, mais je n’aime pas l’idée de fin. Et même, je n’aime tellement pas cette idée de fin que je ne vais même pas finir ce bl-article et je vais aller écouter de la « Music I Like », et même mieux de la « Music I Love ». 

Boney M

Allez, on met les paillettes, on éteint la lumière et on lance la boule a facettes parce qu’aujourd’hui dans « Music I Like », je t’amène sur les terres du disco avec ce groupe légendaire qu’est Boney M. Que dire sur Boney M. ? Et bien pas mal de choses en réalité.
Le groupe fut créé par un allemand et est composé de différentes origines, notamment jamaïquaine. Le nom de Boney M. viendrait du fait que le producteur allemand du groupe, Frank Farian, aurait vu ce nom dans le générique d’une série policière, et qu’il aurait trouvé le nom simple est accrocheur. Quand tu penses disco tu penses a plein de groupes, mais moi quand je pense disco je pense forcément a Boney M. Et je ne suis pas seul au vu de leurs succès qui parlent d’eux même : « Ma Baker », « Daddy Cool », « Rivers of Babylon », « Gotta Go Home », « Sunny » ou « Rasputin ».
Ne cachant pas un attrait à raconter des faits historiques plus ou moins romancés dans leurs chansons, le groupe vit sa popularité croitre exponentiellement dans les années 70/80 avec 100 millions de disques vendus environ. Mais je voulais surtout parler de leur tube « Rasputin » car d’après moi c’est l’une de leur meilleure chanson. Un sans-fautes, la musique typée russe, le contexte historique (une chanson sur un Russe écrite dans l’Allemagne de l’ouest des années 70 qui est devenue célèbre mondialement ?), un rythme qui t’entraine et un bon groove. Pour la petite anecdote, le chanteur principal du groupe, Bobby Farrell, n’a jamais chanté les chansons du groupe, car elles étaient à la place enregistrées en studio par le producteur et chanteur Frank Farian ! Mais Bobby n’était pas le seul car Maizie Williams ne chantait pas non plus, jugée comme inapte à ce genre de musique, ce qui montre bien que ce qui compte dans le disco c’est la musique et le rythme pour te faire danser, et sur ce plan-là, Boney M. ne te décevra pas ! Et c’est grâce a ces particularités et à sa musique que ce groupe à sa place dans la « Music I Like ». 


Put on the glitter, turn off the lights and spin that disco ball, because today in “Music I Like” we’re exploring the Disco territory with this legendary group that is Boney M. What is there to say about Boney M. ? Well quite a bit in fact, a group created by a German with mix of Jamaica members. The name comes from the fact that the German producer Frank Farian liked the name Boney after having seen it in the credits of a detective series. When we think about disco many groups may come to mind, but for me when I hear Disco, I hear Boney M. And their successes speak for themselves, like “Ma Baker”, “Daddy Cool”, “Rivers of Babylon”, “Gotta Go Home”, “Sunny” or “Rasputin”. With a notable love for telling stories in their songs, this group quickly grew in the 70s/80s and they became so popular that the band has sold around 100 million records worldwide! I wanted to talk a little bit more about “Rasputin” because to me this one of their best song, or even their best song. Everything is right with this one, the music is exotic enough, the historical background is amusing (a song about Russia written in West Germany in the late 70s becoming famous worldwide?), the rhythm is catchy and the groove is really good. What is interesting though about the group is that the main “singer” Bobby Farrell never actually sang any of the songs, instead the male voice was recorded by Frank Farian, the producer of the group and a German singer! And he is not alone, another member of the group Maizie Williams did not sing either because she was judge to be not suited for that kind of music, which goes to show that what really matters with disco is to have a song you can dance onto, and in that department, you can trust Boney M. to make you thrust your hips on that 70s dancefloor! Because of this little funkiness in this disco group, and their fantastic music, they have their place in the “Music I Like”! 

AC/DC

AC/DC, quatre lettres et tu sais déjà de quoi on va parler. Aujourd’hui on prend l’autoroute vers le sud, vers l’Australie où se tient cette nouvelle édition de « Music I Like ». Bon, AC/DC, un groupe de hard rock venu tout droit de la terre des koalas, je parle bien évidement de l’Australie. Ce groupe est particulier parce qu’il a évolué au cours du temps avec différentes ères, mais celles dont on va parler sont l’ère de Bron Scott et l’ère de Brian Johnson, qui sont pour moi les plus importantes, celles avec le plus de tubes cultes. Ce qui est marrant avec AC/DC, c’est qu’on a tous écouté une de leurs musiques, a tel point qu’il est impossible de ne pas les reconnaitre, on peut ne pas savoir que le groupe derrière tout ça c’est AC/DC, mais on connait la musique. Et c’est la le pouvoir de ce groupe, tu connais pas les paroles, tu sais pas ce que ça veut dire, mais t’es avec eux sur leur « Highway to Hell » dès que tu les écoutes. C’est un groupe qui me pose problème dans l’écriture de ce « Music I Like » parce que c’est le genre de groupe ou y a que des classiques, que du bon, comme « Highway to Hell », « Thunderstruck », « Hell’s Bells », « Let There Be Rock », « You Shook Me All Night Long » et beaucoup d’autres qui sont mes classiques. AC/DC a réussi à rester au top du monde musical pendant pas mal de temps, malgré les changements au sein du groupe (chanteurs et membres remplacés, mort de Bron Scott…). Quoi de mieux qu’un bon vieux rock pour mettre de bonne humeur, même si ça signifie de descendre aux enfers avec eux, mais descendre avec style, c’est pour ça que AC/DC est une « Music I Like ». 


AC/DC, four letters and you already know what it’s about. Today we are taking a stroll down the highway to Australia, where we’re gonna have another edition of “Music I like”. So, AC/DC, a hard rock band that came from the land down under, Australia. The band is particular because it has evolved in time with different eras, but we’re gonna talk mainly about the Bron Scott era and the Brian Johnson era, as to me they are the most important ones, the ones with the most known tunes. The fun thing with AC/DC is the fact that we have all heard their songs, it’s impossible not to know the tune of at least one of their songs, you may not know that it’s a song from AC/DC, but you know the tune. And that’s the power of this band, you don’t know what the lyrics are, or what they mean, but you’re definitely on an “highway to hell” with them when you listen to them. This band is problematic to me because all they did was classics “Highway to Hell”, “Thunderstruck” “Hell’s Bells”, “Let There Be Rock”, “You Shook Me All Night Long”, and much more, just citing my classics. AC/DC has managed throughout its long history to remain a long time favorite of the music world, despite the numerous changes in the band’s composition, with new singers and members. Nothing better than a good ol’ rock to put a smile on your face, even if it means that you’re most definitely gonna go to hell, but in style! This is why it’s a “Music I Like”. 

Bring me the Horizon

Now, bring me that horizon”. 

Dans ce numéro de “Music I like”, je souhaite vous parler d’un de mes groupes favoris, mesdames et messieurs voici: Bring Me The Horizon. Le groupe a été formé à Sheffield, en Angleterre en 2004, et il a déjà 16 ans. Mais ce que je trouve intéressant avec ce groupe est leur capacité à se réinventer sans cesse. D’un album à l’autre, on peut noter une sorte d’évolution, leur premier album studio, “Count Your Blessing” (2006) est un album deathcore, et alors que le groupe évoluait, ils ont eut une certaine tendance à “s’adoucir” et se sont inspirés des genres comme le métalcore, le rock alternatif, utilisant parfois quelques touches de rock électronique. Pour les fans hardcore qui ont vu l’éclosion du groupe, ce changement de genre a été perçu comme une trahison. De mon côté, j’ai découvert le groupe avec mon album préféré “That’s The Spirit” (2015) et je l’apprécie de jour en jour, j’apprécie son équilibre entre le style d’origine du groupe, et son évolution qui s’est confirmé plus tard dans “amo” (2019). Malgré le fait que certains fans critiquent cette évolution comme une régression, je pense que qu’il est juste d’apprécié la musique qu’il produisait à leurs débuts de la même façon que les nouveaux titres. Le groupe est très original et unique sur la scène du métal, ce sont des sortes “d’exclus”, qui ne cesse de réinventer leur identité et innover de nouvelles façons de produire leur musique. Une anecdote amusante concerne l’origine du nom du groupe, qui provient d’une ligne de Jack Sparrow dans le premier film Pirates des Caraïbes “Now bring me that horizon”. Connaissant leur styles et leur histoire, on peut qualifier le groupe comme étant les “pirates” du métal.

Si vous aimez secouer la tête en écoutant du métal, taper le pied sur le sol ou encore ajouter une note énergétique à votre entraînement, Bring Me The Horizon est fait pour vous. 


In this edition of “Music I Like”, I want to talk about one of my favourite group ever, ladies and gentlemen: Bring Me The Horizon. The group was formed in Sheffield, England in 2004 and it’s already 16 years old. But I found very interesting with that group is that they keep reinventing themselves. From one album to another, there is a kind of evolution that listeners can testify, their first album, “Count Your Blessing” (2006) is a deathcore album, while the group evolved, they tended to be more “soft” and turned to genre like metalcore, alternative rock or even sometimes with electronic rock touches. For the hardcore fans who were already fans when the group debuted, they saw this turning of genre as a treason. Personally, I discovered the group with my favourite album “That’s The Spirit” (2015) and I really enjoy it day after days, I appreciate its balance between the first albums and the evolution that the group later asserted in “amo” (2019). Despite some fans criticized this evolution as a regression, I think that we can just praised the music they produced at the origin, and enjoy as much the new ones. The group is very original and unique in the metal scene, they are kind of outcasts, who keeps reinventing their identity and innovating new ways of producing music. To add a funny anecdote, the name of the group came from a quote by Jack Sparrow in the first Pirates of the Caribbean movie; “Now bring me that horizon”. Knowing their styles and history, we can say that the group are the pirates of metal.

If you like shaking your head while listening to metal, banging your feet on the floor or adding energy to your workouts, Bring Me The Horizon is made for you. 

Machine Gun Kelly

Rapper, singer, songwriter and now also actor, I’m going to introduce you to Machine Gun Kelly aka MGK ! To me he is what a true artist resembles, he started from nothing, being broke, homeless and working in a fast-food restaurant to support the needs of his baby born when he was only 18, to now being a multi-millionaire musician touring all over the World and idoled by many.

His journey is important as it impacts his writing. He has been true to himself and to us listeners, thus being some times relatable and other times touching. 

It is no surprise if I tell you that I am a big fan of his work, and what he portrays through his music. He started with rap, slowly releasing more pop music to now a coming soon album that promises to be more pop/punk but still mingled with rap. 

One of my favorite song is ”Habits ”, that he wrote in 2017 for his third album “Bloom”, it is truly about his struggle and suffering due to his drug addiction but he wrote it in a way that anybody could relate to a struggle they face on a day to day basis. I don’t know.., this song in particular helps me think and recenter myself whenever I need to. To me MGK has a very unique way to write which I personally adore and admire.

Another song that I love and connect to is “5:3666 ” from his fourth album, “Hotel Diablo”. There again he truly talks about his drug addiction personifying it as a woman but he also talks about the struggles he faces with his family and fame, trying to battle his inner-demons to find himself again.

I also am a big fan of Linkin Park and MGK is a friend of them, at the death of the lead singer Chester Bennington he covered the song “Numb” with so much emotion and rawness, and then proceeded to write a song called “Hollywood Whore” that samples Linkin Park’s “Numb” as an homage. This song also denounces how labels and music companies manipulate artists to push them in doing things they don’t especially want to, which can cause suicidal acts.

MGK is not afraid to denounce and express how he feels about the industry through his songs, maybe that is exactly how your first heard of him, with the response he wrote to the diss Eminem made. He wanted to stand for himself and the community showing that this not because Eminem the “Rap God” disses somebody that they should just hide and not respond. In only two days, MGK wrote an entire “diss-track” named “Rap Devil” that at the same time disses Em but also acknowledges his status, indeed MGK always took inspiration from his idole, Eminem.

That is why I love Machine Gun Kelly, he is bold, true and tackles subject people are too afraid to talk about or that are just too difficult to let out. He writes in such a way, it helps people that deal with mental health problems, drug addictions, and daily struggles, just by listening to his music and the meaning behind his texts. 

Forgetting for a moment any thoughts and jamming along or with other songs doing the exact opposite, I mean just sitting there listening and having a deeper understanding of what you’re going through.

A-ha – Take On Me

La première édition de « Music I Like » dédiée à une seule chanson, mais je te promets qu’elle est super chouette. Aujourd’hui je vais te parler de ce groupe Norvégien appelé A-ha et de leur fameux single « Take On Me ». Et cette édition va être d’autant plus personnelle qu’il s’agit d’une de mes chansons favorites, et je vais te dire pourquoi. C’est une musique relativement simple mais il y a du rythme, les paroles sont super simples et le clip est fantastique. Et pour moi c’est ce qui fait que ça fait très années 80, à une période ou tout allait de plus en plus vite et devenait de plus en plus complexe, la musique représentait le contrepoids, le sérieux le jour et la fête la nuit, et la musique était simple tout en étant compliquée. Je m’explique, différents groupes produisaient différentes musiques, d’autres le même genre de musique, mais pourtant aucune ne se ressemblaient réellement, et elles avaient toutes leur petit plus. Et c’est ce qu’a fait A-ha avec son single « Take On Me », ils n’ont pas inventé la synthpop, mais ils ont ajouté leur patte qui a fait que « Take On Me » est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. C’est une musique qui te fait te sentir bien, heureux et tu ne peux presque pas t’empêcher de danser quand tu l’écoutes. C’est plein de joie et bonheur dans les paroles et c’est vraiment une chanson trop bien à écouter quand t’es triste ou pas dans ton assiette. Récemment le groupe a sortie une version acoustique de ce tube, et on peut même l’entendre dans le film Deadpool 2, et je trouve ça marrant de voir que juste réduire le tempo change complètement le ton d’une chanson. Mais bon je te conseille d’aller écouter les deux versions tu ne seras pas déçu et ça deviendra pour toi des « Music I like » ! 


This is the first edition of “Music I Like” dedicated to only one song, but I promise it’s one hell of a song. Today I’ll be telling you about this Norwegian group called A-ha and their famous song “Take On Me”. And this will be an even more personal “Music I Like” because it’s actually one of my favorite songs ever. Here is why, the music is simple yet rhythmic, the lyrics are super simple and the clip is quite amazing. And this to me is what the 80s are about, at a time where everything was going faster and faster and getting, more complex, music counter balanced everything with its simple complexity. Let me explain, I’m talking about the fact that different groups produced different music, some produced the same type of music, yet none really resembled the other, and all were good in their own way. And this is what A-ha did with “Take On Me”, of course they did not invent synthpop, but they added their “Take on it” that made it what it is. It’s a music that makes you feel good and happy and you can’t help but feel that you want to dance when you hear it. It’s full of happiness and a sort of wholesomeness with the lyrics, and frankly it’s fantastic to listen to when you’re sad, because it will put a smile on your face. Recently, the group also made an acoustic version, which you can hear in the movie Deadpool 2, and it’s kind of funny how slowing down a song can make it change tone, but I highly recommend you to listen to both iterations, because you won’t be disappointed and it will be for you a “Music I Like” from now on! 

Genesis

Dans cette toute dernière édition de “Music I Like”, je vais te parler d’un des groupes à l’origine de mon amour pour la musique, un point de départ, une sorte de Genèse pour moi. Tu l’as peut-être deviné, aujourd’hui, je te parle de Genesis et de Phil Collins. Le groupe a été créé à la fin des années 60, mais a connu son succès dans les années 70 et 80, et pour une fois, je ne sais pas par où commencer. C’est un groupe qui a eu un tel impact sur l’industrie musicale, enfin groupe … en quelque sorte. Ce groupe a permis de révéler Phil Collins et son talent, talent qui sera à l’origine du « gated reverb » (réverbération fermée), un effet sonore que Collins et bien d’autres utiliseront dans les années 80. On peut l’entendre notamment dans la chanson de Phil Collins « In The Air Tonight » (à environ 3 :15min de la chanson, quand on entend la batterie de Collins avec de la réverbération). Revenons à Genesis, si je devais te dire quoi écouter, je te dirais de tout écouter, mais pour que ça soit plus facile voici quelques exemples : « No Son Of Mine », « Mama », « I Can’t Dance », « Jesus He Knows Me », « Home By The Sea » (Parties une et deux, et si possible les deux à la suite sans pause), « That’s All ». Et ça c’est juste les chansons les plus connues, mais je te garantie que si tu te fais attraper dans le tourbillon Genesis tu vas te retrouver coincé avec de la bonne musique pour des jours entiers. Est-ce si mal que ça ? Moi j’pense pas, t’en penses quoi ? Feras-tu de Genesis une « Music I Like » ? Pour en être sûr, vas-donc écouter ce groupe formidable ! 


In this very last edition of Music I Like, we are talking about one of the groups that made me like music in the first place, one could say it represent for me a staring point, the Genesis of Music to me. As you’ve guessed it, we’re talking about Phil Collins’ group Genesis. This group formed in the late 60s got most of its fame in the 70s and the 80s, and I for once do not know where to start. It’s a group that had such an impact that it actually impacted the whole music industry, well sort of. It helped bringing forward Phil Collins’ talent, talent that would later create in a studio in London something called gated reverb, a sound effect that Collins will use in his song “In The Air Tonight” (a good example of this reverb is at around 3:15min with the drums) and in other songs. It will be used in many music from the 80s and was actually a revolution. But back to Genesis, if I had to tell you what to listen to, I’d tell you to listen to everything, but to make it easier for you here are some good songs to listen to: “No Son Of Mine”, “Mama”, “I Can’t Dance”, “Jesus He Knows Me”, “Home By The Sea” (Part one and two, the two linked if possible), “That’s All”. And these are just the most known and liked songs, but let me tell you that if you get caught in the spiral of this band, you’re gonna be stuck with good music for days. Is that a bad thing? It isn’t to me, how about you? Will Genesis be part of your “Music I Like”? The only way to answer this is to go and listen to this group!